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Petit traité technique sur le textile d'ameublement

Petit traité technique sur le textile d'ameublement

Petit traité technique sur le textile d'ameublement

Cet opuscule n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais n’a d’autres ambitions que de vous aider à comprendre comment sont fabriqués les produits que nous vendons.

Petit traité technique sur le textile d'ameublement

Cet opuscule n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais n’a d’autres ambitions que de vous aider à comprendre comment sont fabriqués les produits que nous vendons, afin que vous tous qui êtes confrontés quotidiennement a des demandes techniques, vous puissiez répondre de manière simple sans entrer dans le détail.Je vais vous parler :

  • Du textile en général
  • Des différentes matières
  • Du tissage
  • Des différents supports
  • De l’ennoblissement (teinture, impression, enduction)
  • De la confection


Le textile en général

Dans notre vie de tous les jours, nous utilisons tous des articles textiles, pour s’habiller, qui est de loin le secteur le plus important, mais aussi pour dormir dans du linge de lit, pour se laver avec le linge éponge, pour décorer notre maison avec le textile d’ameublement, qui s’utilise pour la fenêtre, pour les canapés, et pour le textile d’extérieur, parasol, bain de soleil, etc.…

Pour simplifier on distingue deux grandes catégories de tissus :

  • La MAILLE qui est un tissu tricoté comme le faisaient nos grands-mères, et que l’on retrouve dans les pulls, les chemisiers, les écharpes, les chaussettes, certains sous vêtements, etc.…
  • LE CHAINE ET TRAME : qui est abondamment utilisé dans l’habillement, avec les chemises, les pantalons, les manteaux etc.… et qui est la structure essentielle de nos produits de la maison.Nous verrons un peu plus loin, comment on tisse le chaine et trame, les différentes applications, et les différents supports.



Les matières

Différentes matières sont utilisées dans la production de nos articles, avec largement en tête pour ce qui nous concerne le coton, avec 90% de notre assortiment, mais aussi le lin, le polyester, l’acrylique, et quelques autres matières dont je vais brièvement vous parler.Il y a deux grandes catégories de matière : les naturelles et les chimiques.Dans les NATURELLES, on distingue les origines végétales, comme le coton, le lin, la jute ; les animales comme la laine qui sont des poils : de mouton, de chèvres mohair et angora, ou la soie extraite du vers à soie bombyx.Dans les ARTIFICIELLES (chimiques), il y a les origines cellulosiques, comme la viscose, qui est extraite par traitement chimique de la cellulose du bois, et les synthétiques organiques extraites du pétrole comme les polyamides (nylon), les polyesters (tergal, trévira) et les acryliques (dralon).Dans les fibres naturelles, végétales qui nous intéressent, il existe trois grandes catégories :Celles extraites de gousses comme le coton, le kapok.Celles extraites de tiges comme le lin, la jute, le chanvre.Et celles extraites de feuilles, très peu utilisées comme le sisal.

Machine a carder le coton  Banc de Filature

LE COTON : comme vous le savez tous, le coton est une fibre naturelle qui est fournie par le duvet soyeux qui recouvre la graine d’un arbuste le cotonnier, qui mesure suivant les régions de 1,50m à 6m. Les fleurs de coton sont en général blanches.Les principaux pays producteurs sont les Etats unis, les républiques de l’ex URSS, la Chine, l’Inde, l’Egypte et sa magnifique qualité, mais aussi l’Afrique et l’Asie dont le Pakistan.Il existe plusieurs qualités de fibres, les plus longues comme le coton égyptien étant les plus belles.

LA FILATURE : lorsque le coton a été récolté il est conditionné en balles qui sont livrés chez les filateurs, le coton doit être le plus propre possible, sans impuretés. Le coton est ensuite cardé pour les fibres les plus courtes, ou peigné pour les fibres longues.On obtient ensuite différentes grosseurs de fils suivant l’usage demandé, mais ils sont tous plus ou moins tordus pour obtenir une meilleure résistance, la meilleure qualité étant le fils dit retors par assemblage et torsions de fils différents déjà tordus.Pour des raisons de coûts, nous n’utilisons pratiquement jamais de coton peigné, mais essentiellement des fibres courtes dont le fil est dit, par sa technique, open-end.

LE LIN est une qualité importante de notre collection. Il est extrait de la plante portant son nom, les lins à fleurs bleues rencontrés dans le nord de la France sont les plus répandus dans le monde, les tiges dont est extrait le fil sont les plus longues, la plante mesure entre O, 50m et 2m sur les bords du Nil.
La France est un bon producteur avec une très belle qualité, mais l’Europe avec surtout l’est et la Russie sont les plus gros producteurs.

La filature est différente du coton, elle commence avec le rouissage qui sépare ce qui sera la fibre utilisée des impuretés, elle continue avec le peignage, puis la filature proprement dite, qui permet d’obtenir un fil continu.

TITRAGE : le titrage d’un fil consiste à lui donner un numéro qui indique sa grosseur, on l’appelle le numéro métrique (NM). Le numéro du fil COTON est égal au nombre de kilomètres réalisés dans un kilo de fil : exemple lorsque vous vendez une housse de couette de bonne qualité vous vendez un 30/27 qui est sa construction en tissage que vous verrez plus loin, avec un fil 50 en chaine et en trame soit un numéro 50 = 50 kms pour un kilo de coton. Plus le numéro est gros plus le fil est fin.

Le titrage est différent pour les fibres SYNTHETIQUES, et pour la soie, on compte en DENIERS, un fil de un denier mesure 450 mètres pour 0,05g, a l’inverse du NM, plus le numéro est important plus le fil est gros.


Metiers
Metier a tisser

Le tissage

Le tissage qui nous intéresse est un tissage chaine et trame.Comme vous pouvez le voir sur les schémas joints, un métier à tisser est composé :

  • Une ensouple qui reçoit les fils de chaine elle est placée derrière le métier
  • Deux lames indépendantes dans lesquelles se trouvent les lisses qui comportent le maillon qui reçoit le fil de chaine, à raison de un fil sur deux sur chaque lame.
  • Le peigne
  • La navette qui porte le fil de trame dans sa canette
  • Le battant qui pousse le fil de trame appelé duite sur le peigne qui serre les fils les uns contre les autres
La technique est simple : on écarte les lames une fois sur deux, et à chaque fois la navette passe le fil de trame, qui est inséré dans les fils de chaine.Cette technique est commune à tous les tissages chaine et trame, la plus simple avec deux lames sert à tisser la TOILE avec un fil en chaine un fil en trame comme la cretonne que nous utilisons notamment pour l’enduit. Sa construction est 24 fils au centimètre en chaine et 24 en trame. On dit alors de la cretonne que sa construction est 24/24 pour le tissage et 34/34 pour le titrage (34 kms pour un kilo)Pour la qualité renforcé du linge de lit 30/27 50/50 nous avons 30 fils au cm en chaine 27 fils (duites) (chaque fois que les lames s’écartent) on trame avec un fil 50 qui est assez fin, pour la PERCALE on dit 80 fils qui est au cm2 soit 40 fils en chaine 40 en trame ou 50 en chaine 30 en trame, avec une qualité de fil fin numéro 50 ou 60. Plus il y a de fil, et plus le fil est fin, plus la qualité est belle. 

Le NATTE et le  ½ NATTE :Un natté (ou panama) est une armure (façon dont on tisse) qui comprend deux fils dans un même maillon, et deux fils de trame passés entre chaque levée des lames. Cela donne un aspect un peu grain de riz, surtout si le fil est gros.Le demi-natté, c’est deux fils en chaine, et seulement un fil en trame.Dans nos collections, les toiles cantal, landes, l’uni Gordon sont des demis- nattés. Ainsi la toile Gordon a une construction 30/12 24/12 c'est-à-dire 30 fils en chaine numéro métrique (nm) 24, 12 fils en trame plus gros nm 12.Ces différents supports sont tissés avec des fils écrus pour être ensuite imprimés ou teints après avoir été préalablement blanchis.

Metiers à tisser ultra modernes Salle de tissage

LE SERGE : est une armure spéciale avec plusieurs lames qui permet de donner un effet dit sergé comme vous pouvez le voir sur les croquis ci-joints comme le SATIN que nous utilisons très peu.

LE TISSE TEINT : comme son nom l’indique au lieu de tisser des fils écrus, on tisse des fils déjà teints en couleurs que l’on arrange en chaine pour faire des rayures en tramant un fil d’une seule couleur plutôt neutre et ainsi laisser l’effet des couleurs de chaine.On peut aussi tramer différents coloris pour faire des carreaux comme vous pouvez le voir ci-joint.

LE JACQUARD : c’est un français, lyonnais, Joseph Marie Jacquard qui créa en 1801 le premier métier qui a permis de reproduire des dessins tissés.Pour faire simple, le principe est que chaque fil de chaine dans son maillon soit relié à une mécanique qui permet de réaliser un nombre d’armures illimité.

La mécanique jacquard est située au dessus du métier à tisser. Elle commande une série de cartes perforées qui permet grâce à des crochets de soulever les fils de chaines individuellement pour former les dessins. Au début, ces cartes perforées qu’on appelait des cartons, étaient très difficiles à mettre en place, et plus le dessin était compliqué, plus les cartons volumineux, plus il fallait du temps pour la mise en œuvre, ce qui entrainait des temps d’intervention extrêmement longs et coûteux.

Aujourd’hui les mécaniques sont toujours fabriquées à Lyon chez STAUBLI, mais la commande des dessins sur métier se fait de manière numérique, d’abord grâce aux disquettes, mais depuis quelques temps les nouvelles salles de tissage jacquard sont équipées d’un bureau central duquel sont dirigés tous les métiers, et l’on peut changer les dessins instantanément, alors qu’il fallait deux jours il y a quelques années.

Nous vendons également de l’éponge, qui est une manière de tisser spéciale. Pour former la bouclette, il est nécessaire d’avoir deux chaines derrière le métier, une pour former la bouclette, par un fil non lié, et l’autre pour lier la trame et la chaine, afin de structurer le tissu. Il faut noter que la bouclette n’est pas vraiment tissée, et lorsqu’on tire dessus on arrive très facilement à la défaire. Ce n’est pas une mauvaise qualité au contraire, car la belle éponge doit être épaisse et onctueuse. Une des qualités de nos éponges est son hydrophibilité, que nous obtenons par traitement chimique par éclatement de la fibre. Il existe aussi une éponge « indémaillable » qui est tricotée, mais elle n’a pas de gonflant et essuie peu.


metier jacquard metier jacquard 2



L'enoblissement

Ce terme désigne tous les traitements que l’on doit faire avant de pouvoir commercialiser un tissu quel qu’il soit.

Nous concernant pour les tissus imprimés, la première opération, avant impression, est le blanchiment, qui permet d’obtenir des coloris très vivaces. La technique est simple, on utilise de l’eau oxygénée.

L’IMPRESSION : il y a différentes façons d’imprimer.

Tout d’abord les techniques chimiques par l’utilisation de différents colorants et de réaction chimiques suivant les supports naturels ou chimiques.

Le linge de maison et l’ameublement sont pour la majorité imprimer de façon directe pigmentaire, avec des colorants qui résistent bien à la lumière, assez bien au lavage, un peu moins bien à l’abrasion. C’est la technique utilisée pour les fibres naturelles comme le coton.

On peut imprimer en réactif, ou alors en indanthren, qui est la rolls, le prix aussi.

Les tissus artificiels sont imprimés en dispersé.

Ensuite il y a l’apport mécanique à savoir soit l’impression ROTATIVE avec des cylindres, c’est ce que nous utilisons. Chaque cylindre est gravé pour chaque couleur, par exemple, deux cylindres pour le coloris vert qui serviront à imprimer des feuilles, trois en rose pour imprimer des fleurs un ou deux pour imprimer le fond.

L’inconvénient de cette technique est que les dessins sont plutôt petits, et suivent un rapport qui est la circonférence du cylindre généralement 64 cm mais aussi 82 ou 102.

Les clients demandent souvent le rapport, afin que le dessin soit toujours au même endroit lorsque l’on confectionne deux rideaux en paire.

On imprime bien entendu dans le sens de la chaine, et le rapport est utilisé pour la hauteur notamment des rideaux. Dans le sens de la largeur on parle de raccord, il est toujours un sous multiple de la largeur du cylindre. En général le raccord de base est 136 (largeur 140 moins les lisères). Sur cette largeur on peut mettre deux raccords de dessins, ainsi on obtient raccord 68, trois on obtient 45.3 ou quatre et on a un raccord 34. Simple. Mais on peut avoir un raccord sur la largeur maximale du cylindre soit 280, mais le rapport en hauteur maximum est environ 100, ce qui ne serait pas très joli, et donc jamais utilisé

On peut aussi utiliser le dessin dans le sens de la trame (à l’espagnol) ainsi la hauteur maximum utilisable par exemple pour un rideau est 280 et le raccord est ainsi le rapport soit 64, 82 ou 102. Voir les croquis.

Il existe aussi l’impression AU CADRE PLAT (voir les photos).

Ligne de blanchiment Cuisine couleurs

Qui consiste à remplacer les cylindres par des cadres très grands, ce qui permet d’avoir des rapports très importants jusqu’à 1,5 m 2 m par 2 m 2,5 pour imprimer de grands dessins notamment sur les housses de couette. L’impression est plus lente, donc plus chère et nécessite des machines très longues, environ 40m.

Depuis quelques années, une autre forme d’impression est apparue : l’impression numérique par jet d’encre. Au début il s’agissait essentiellement d’échantillonnage, permettant comme nous le faisons aujourd’hui de montrer en avant première des dessins non gravés.

Cette technique évolue, et s’approche maintenant de la production semi-industrielle. Elle est différente et intéressante, car il n’y a pas de cylindre, ainsi on peut imprimer le nombre de couleurs que l’on veut, sur des rapports très très grands (plusieurs mètres en hauteur) la machine lit le dessin informatique, et imprime avec une tête munie de buses avec seulement six couleurs primaires qui se mélangent. Contrairement à l’impression traditionnelle on utilise des encres, mais il y a des points négatifs, ainsi l’impression encre pigmentaire n’est pas satisfaisante en terme de rendu coloristique, aussi est t’on obligé d’imprimer avec des encres réactives qui nécessitent un lavage et une fixation pour révéler les coloris, ce qui est un peu lourd d’utilisation.

Nous utilisons une dernière technique qui est le papier transfert, qui consiste à imprimer du papier, et à le révéler par transfert sur un support synthétique uniquement à chaud à 190° et par pression.

LA TEINTURE : contrairement a l’impression où l’on dépose le colorant sur un coté du tissu et où on forme un dessin, la teinture consiste à plonger le tissu dans un bain pour imprégner directement la fibre.

Il y a de nombreuses techniques parfois complexes utilisées pour teindre, nous concernant nous utilisons la teinture réactive pour les coloris foncés, qui donne de bons résultats à l’usage, que nous obtenons grâce à la technique Jigger pour les petites quantités et pour les grosses quantités sur des grosses rames où le tissu circule dans des bains de teinture.

De toute façon la teinture est obtenue par réaction chimique d’un colorant avec la fibre afin d’obtenir une tenue durable.



Pour vendre le produit

FINITION :

La première opération est le passage dans une rame d’apprêt pour donner une stabilité et une bonne main au produit.

Ensuite on peut ajouter un CALANDRAGE, comme sur nos cretonnes, qui donne une main ferme, on l’obtient par le passage du tissu entre deux cylindres à chaud tournant dans le même sens.

On peut SANFORISER : action mécanique entre deux cylindres à chaud tournant en opposition qui referme les fils de trame, et donne toucher moelleux et stabilité dimensionnelle.

On peut EMERISER ou gratter avec des brosses pour donner un touché très doux comme la flanelle ;

On peut aussi passer le tissu dans un bain de produit antitache comme le téflon.

Et pour finir et cela nous concerne beaucoup, on peut ENDUIRE le tissu. Cette opération consiste à racler une fine couche d’acrylique en deux fois sur le tissu afin de lui donner, avec en plus le traitement antitache, des qualités d’entretien et d’utilisation extraordinaire qui font le succès de nos articles.

Machine a imprimer rotative Machine cadres plats

LA CONFECTION : c’est la dernière opération de nos productions.

L’essentiel de nos produits confectionnés est du linge de lit ou du rideau.

De nombreux ateliers existent de par le monde ; mais les coups de main d’œuvre lorsqu’il y a beaucoup de valeur ajoutée nous obligent à délocaliser, notamment les parures, et les rideaux entrée de gamme.

Nous avons encore un atelier en France et un au Portugal, pour la pose d’œillets et les coussins, réalisés sur des machines à coudre assez simples.

La robotisation existe, mais seulement pour de la confection simple de très grandes séries.

Robot de confection Atelier de Confection